Hier, vers 17h00, aprés une journée de travail acharné pour boucler une présentation, j'apprends par mail (attention on ne plaisante pas avec les hautes technologies à Sciences-Po) que mon professeur ne sera finalement pas là. Partagée entre la joie de pouvoir me remettre à glander et l'énervement d'avoir subi une pression telle pour rien, je décide de continuer à trainer mes chaussettes sur le parquet jusqu'à la fin de la journée. J'aurais pu sortir, voir une amie qui m'avait proposé d'aller au cinéma, mais je lui ai dis non, aujourd'hui j'ai envie de continuer à "trainer mes chaussettes sur le parquet" et moi virevoltant avec mes chausettes trop grande (je les pique à mon père, c'est les plus chaudes) et faisant des glissades contrôlés sur les lattes cirées.
Je me suis donc mise à glander, sans culpabilité aucune, puisque j'avais travaillé tout l'aprés-midi. Migrant d'un canapé à l'autre, d'une chaine à une autre, d'un site à un autre jusqu'à l'enervement. A la fin de la soirée, je me suis détestée. J'étais une vraie loque, grouillante dans son pyjama froissé. Et là, je reçois un coup de téléphone de mon amoureux :"alors qu'est ce que t'as fait aujourd'hui ?" la question fatale, celle que je refuse d'entendre. Je racroche. Pas grave, demain je me ratrapperai, et puis il est chiant celui-là à poser toujours la même question ! Et lui alors qu'est ce qu'il a fait hien ?! Je sors avec un hyper-actif alors forcément ça fiche des complexes après...
Le lendemain, prête à tester pour la 1ère fois ce fameux proverbe "la vie appartiens à ceux qui se lèvent tôt" un jour de congé (j'ai jamais compris...) j'éteinds le 1er réveil de 10h00. 2 heures plus tard j'émerge enfin, les yeux encore tout collants de rêves et la joue barrée par une trace d'oreiller. hmm 12h00, ca va, il est pas si tard ! De toute façon y a jamais rien à faire le matin ! Je traine mes chausettes trop grandes sur quelques mètres, je me lave et m'habille.
But de la journée : avancer dans mon boulot, rapporter tous les cadeaux que ma mère à choisit (elle était pas accompagnée la pauvre, elle ne sait pas encore qu'elle à un goût un peu alternatif...) et remplir des vieux papiers déterminants pour mon avenir.
Bilan : il est 17h20, je suis allée au restaurant avec mon père, c'était tellement bon qu'on a pas tellement pu discuter tous les deux. La bouche pleine de truc brûlant c'est difficile, je vous garantis !
J'ai absolument pas bossé et j'ai eu la flemme de rendre les cadeaux de ma mère. Comprenez moi, vous avez vu ce ciel gris ??? Qui voudrez sortir par ce temps ?
Je me suis penchée un peu sur mon avenir, et j'ai failli me casser la gueule... Maudite paperasse.
Ah ! La paresse... Chaque jour je me fais des listes de 3 pages de choses à faire, et le lendemain, je réecris la même liste. J'ai des chèques que je dois déposer à la banque depuis 6 mois, mais ça ne m'empêche pas de continuer à creuser mon découvert.
On en parle pas assez, mais j'en suis sûre, je suis atteinte de paresse aigüe, c'est une pathologie grave et je cherche chaque jour les moyens pour me soigner.
Si vous avez une idée pour me sortir de là, Je suis preneuse !
mais culpabilise moins :)
(moi j'ai une technique infaillible : tu te fixes un seul objectif par jour)
"Super, t'as pu regarder télématin en entier, pris un bon ptit dej, et fait un jogging... et alors? J'ai dormi et je ne m'en porte pas plus mal, bien au contraire."
Et puis quand j'ai envie de sortir de ma léthargie, je le fais, point. Alala, la vie est si facile quand on évite de se poser trop de questions ^^